Articulations douloureuses : des solutions naturelles existent

Les douleurs articulaires sont un des signes les plus flagrants du vieillissement.

En effet, vers 40 ans, nous produisons moins de cartilage qu'il ne s'use, rendant les articulations plus fragiles et douloureuses. Les traumatismes répétés durant notre vie et le surpoids sont bien entendu des facteurs aggravants. Et s'il est malheureusement impossible de reconstituer complètement le cartilage des articulations, en revanche nous pouvons réduire le phénomène de raideur de façon naturelle.

Voici quelques astuces de vie au quotidien :

- Le repos, la relaxation et le sommeil sont des facteurs qui contribuent à réduire le stress. Or, il faut savoir que le stress réduit le pourcentage d’antioxydants dans l'organisme et augmente les douleurs articulaires.

- Une activité physique régulière et sans excès permet le maintien et le soulagement des articulations par l’entremise de muscles toniques et sains. Ainsi, les étirements sont essentiels pour protéger vos articulations de toutes formes de dégradations. De même, se faire masser :

- permet une relaxation des muscles et contribue à réduire les douleurs articulaires.

- Enfin, une alimentation saine et équilibrée contribue fortement au maintien de vos articulations en bonne santé.



Structure des articulations, cartilages, apparition de l'arthrose - voici quelques éléments à savoir :

Bien qu'associée à l'âge, l'arthrose n'est pas une conséquence directe du vieillissement. L’arthrose est une maladie des articulations qui est due à un vieillissement accéléré des cartilages.



1. Le cartilage



il s'agit d'un tissu élastique et flexible présent aux extrémités des articulations. Le cartilage a un rôle protecteur lors des mouvements, évitant aux extrémités de chaque articulation d'être directement en contact et permettant des mouvements fluides. Le cartilage permet également d'absorber les chocs. Il préserve ainsi doublement les articulations. Le cartilage est un tissu vivant, constitué de 3 types d'éléments :

- les protéoglycanes, qui attirent l'eau et permettent l'hydratation. Les plus connues sont la glucosamine et la chondroïtine.

- les fibres de collagène, qui permettent d'assurer la solidité du cartilage.

- les chondrocytes, qui permettent le renouvellement du cartilage.



Le cartilage n'est ni innervé ni vascularisé. C'est en partie pour cette raison que son renouvellement est plus difficile avec l’âge.



2. L'arthrose :



l'arthrose est la conséquence de la destruction des cartilages, due à l'inflammation chronique des chondrocytes. Il se produit alors un déséquilibre entre les mécanismes de formation et de destruction du cartilage. Les protéoglycanes et les fibres de collagène se renouvellent également moins efficacement avec l'âge, renforçant le développement de l'arthrose.

La destruction du cartilage commence par un amincissement de celui-ci, puis des fissures superficielles apparaissent. Celles-ci se font de plus en plus profondes, jusqu'au détachement de fragments de cartilage. Les os peuvent alors se retrouver à nu.

En conséquence, l'os se décalcifie à certains endroits (ostéoporose), et peut au contraire se densifier au niveau des zones de pression. Cela entraine l'apparition d'excroissances typiques, appelées ostéophytes, qui peuvent aboutir à des déformations des articulations, surtout visibles au niveau des mains et des genoux.

L'ensemble de ces facteurs provoque douleur, inflammation et raideur des articulations, pouvant être extrêmement handicapantes.

Aujourd'hui, en phytothérapie, on utilise de plus en plus 2 ingrédients (très souvent associés) pour le confort articulaire et l'amélioration du cartilage : la chondroïtine et la glucosamine. Vous les trouverez la plupart du temps sous forme de sulfates.

Sulfate de glucosamine : la glucosamine est fabriquée par l'organisme à partir du glucose et de la glutamine, un acide aminé. La glucosamine ainsi produite joue un rôle crucial dans le maintien de l'intégrité du cartilage de toutes les articulations. Lorsque le processus de fabrication de la glucosamine se dérègle, les cartilages se mettent à dégénérer et l'arthrose s'installe.

La majorité de la glucosamine du commerce est synthétisée en laboratoire à partir de la chitine extraite de la carapace des crustacés (crevettes, langoustines, crabes, homards). Elle se présente généralement sous la forme de sulfate de glucosamine, mais on en trouve également sous la forme de chlorhydrate de glucosamine.

Jusqu'à présent, la majorité des études menées avec du chlorhydrate n'ont pas été concluantes pour ce qui concerne les symptômes de l'arthrose. Voilà pourquoi il est préférable de choisir la glucosamine sous forme de sulfate.

La glucosamine a fait l'objet de plusieurs méta-analyses et synthèses concluant à son efficacité pour soulager les symptômes de l'arthrose légère à modérée.

Les résultats de 2 essais cliniques à long terme (de 3 ans chacun sur 414 sujets en tout) indiquent que l'action du sulfate de glucosamine, outre son action minorante sur les symptômes, peut contribuer à freiner l'évolution de la maladie.

La grande majorité des essais confirment que le sulfate de glucosamine soulage les symptômes de l'arthrose légère à modérée (douleurs avec mobilité restreinte), sans pour autant présenter les effets indésirables des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS).

Ainsi, la glucosamine agirait d’une part en stimulant le métabolisme des chondrocytes et donc la synthèse du cartilage endogène, d’autre part via une action anti-inflammatoire.

Sulfate de chondroïtine : la chondroïtine est naturellement produite par l'organisme. Elle est un élément constitutif du cartilage. On la retrouve également dans la cornée, la peau, les os (tous font partie de la famille des GAG - glycosaminoglycanes).

Le rôle de la chondroïtine est d'assurer la rétention de l'eau dans le cartilage et son élasticité, ainsi que la solidité et la souplesse des articulations.

Une méta-analyse a conclu que la chondroïtine a un effet bénéfique sur la progression de l'arthrose du genou. Un avantage net sur les anti-inflammatoires, qui à l’inverse auraient plutôt tendance à accélérer la progression de la maladie.

Les recherches récentes semblent démontrer une action de la chondroïtine similaire et complémentaire à celle de la glucosamine : action anti-inflammatoire, stimulation de la construction du cartilage via les chondrocytes.

La chondroïtine inhiberait également les ostéoclastes, favorisant ainsi le maintien d'une ossature saine.

Association glucosamine et chondroïtine : deux études à double insu avec placebo indiquent que la prise combinée de glucosamine et de chondroïtine se révèle efficace pour soulager les symptômes de l'arthrose du genou.

MSM (méthyl-sulfonyl-méthane) : le méthyl-sulfonyl-méthane  est une forme naturelle de soufre organique.

Bien que synthétisé par l'organisme, la concentration en MSM diminue, comme souvent, avec l'âge. On peut le retrouver en quantités variables dans de nombreux tissus animaux ou végétaux, dans les aliments peu transformés comme les viandes, le lait, le poisson ou certains végétaux. Mais la transformation accrue de nos aliments fait qu'une grande partie de la population ne dispose pas des apports nécessaires par ce moyen. Une supplémentation s’avère dès lors nécessaire.

Son principal intérêt : le MSM recèle du soufre organique, bénéfique à de nombreux niveaux : préservation des fonctions immunitaires, effet catalyseur dans le processus de transformation des aliments en énergie, mais aussi maintien en bon état des tissus conjonctifs (tendons, collagène, cartilages).

Des expériences menées dans les années 1960 ont ainsi démontré qu'après ingestion, le MSM apporte son soufre à certains acides aminés et protéines sériques, trouvant ainsi son chemin vers le collagène des articulations.

Les résultats de deux études cliniques indiquent que le MSM peut soulager les douleurs de l'arthrose. Dans l'une d'elles, 50 sujets souffrant d'arthrose du genou ont ressenti une atténuation de leurs douleurs articulaires et une amélioration de l'amplitude de leurs mouvements. Des résultats similaires ont été obtenus au cours d'une étude précédente, en utilisant du MSM, de la glucosamine ou mieux : une combinaison des deux.

D’ailleurs, une étude de 2017 a étudié 2 groupes de sujets : l'un recevant glucosamine + chondroïtine + placebo, et l'autre recevant glucosamine + chondroïtine + MSM. Il a été constaté une amélioration significative de la douleur dans le 2ème groupe, en comparaison avec le 1er. Le MSM, associé à la glucosamine et à la chondroïtine, améliorerait donc les résultats obtenus de façon significative.

Silice végétale : on rencontre la silice végétale dans différents milieux naturels. Néanmoins le plus intéressant d’entre eux est l'exsudat de bambou. Le bambou est une plante asiatique poussant dans les régions au climat tropical. Il est consommé depuis des millénaires, en particulier les pousses, les feuilles, le cœur et le liquide sucré qui en est extrait.

La silice est, quant à elle, un élément essentiel de notre corps, notamment sur le plan articulaire. Elle lutte contre la déminéralisation osseuse et permet de maintenir des articulations en bonne santé.

Le corps contient naturellement des réserves de silicium. Malheureusement, ces réserves ont tendance à diminuer avec l'âge. De plus l'alimentation moderne, particulièrement pauvre en silice, n'est pas suffisante pour réguler cette perte. Or, le silicium est nécessaire pour la biosynthèse de nombreuses molécules comme le collagène, l'élastine et l'acide hyaluronique, éléments essentiels des cartilages, des os, de la peau et du système immunitaire.