Le quinquina est un grand arbre, plus de 20 mètres de haut, à rameaux et à feuilles opposées, ovales, aiguës. Les fleurs, blanches, petites, sont portées sur des pédoncules groupés, qui forment une panicule à l'extrémité des jeunes rameaux. Le fruit est une cpasule surmontée d'un calice persistant et durci. Le quinquina rouge est bien distinct des nombreuses espèces existantes. On le trouve en Europe dans les serres, mais c'est au Pérou qu'il croît abondamment et il fait l'objet de culture en Indonésie. L'écorce est récoltée en automne, à partir de la 6 ème année après la plantation.
COMPOSITION
Des tanins, des principes amers, des alcaloïdes
HISTORIQUE
On l'appelle "poudre de la comtesse", "des jésuites", "poudre cardinale", "du Lugo" pour ses qualités de guérison sur les grands de ce monde au XVIIe siècle. Décrié par les médecins de l'époque, c'est grâce à La Fontaine et à son célèbre poème du quinquina que celui-ci acquit ça place dans l'arsenal thérapeutique.
USAGE
INDICATIONS :
- Etats fébriles
- Troubles digestifs
- Paludisme
- Maux de gorge
Le quinquina a deux propriétés majeures: tonique amer et astringent. Il stimule l'organisme et l'appétit par augmentation des sécrétions salivaires et gastriques. Il est donc conseillé aux malades affaiblis. Le quinquina est surtout connu pour son action fébrifuge dans les états grippaux et son action bactéricide notamment sur l'agent responsable du paludisme (prévention).
Une surconsommation provoque le "quinisme" qui peut entraîner un coma mortel.
Plante soumise à un usage réglementé dans certains pays.