La présence de mucilages adoucissants et calmants permet aux fleurs de Bouillon blanc d'être utilisées dans les inflammations de la gorge. On retrouve aussi d'autres substances actives, qui sont antimicrobiennes et complètent l'action adoucissante des mucilages pour le confort des voies respiratoires. L'usage du Bouillon blanc est potentialisé par l'association d'autres plantes comme le Coquelicot.
Le Bouillon Blanc dans la nature :
Le Bouillon blanc est une plante bisannuelle à racine pivotante, fibreuse et blanchâtre. Sa tige très haute, de 1 à 2 mètres, est droite, effilée, simple, très cotonneuse, elle porte des feuilles grandes, ovales, crénelées, cotonneuses, vert blanchâtre. Les fleurs du bouillon blanc, grandes, jaunes, sont groupées en un long épi terminal très serré. Elles sont visibles de juin à septembre. Le bouillon blanc est très répandu dans toute l'Europe.
Historique du Bouillon Blanc :
Ses vertus sont connues de longue date. Dioscoride prescrivait ses racines dans les affections pulmonaires, Pline ses feuilles pour guérir les bronches des humains et les chevaux poussifs; sainte Hildegarde tenait la décoction de fleurs et feuilles de bouillon blanc pour un véritable spécifique de l'enrouement.
Au Moyen Age, en dehors des utilisations qui sont restées courantes aujourd'hui, les médecins conseillaient le suc de bouillon blanc pour la goutte et les hémorroïdes, cela après une curieuse préparation qui consistait à piler ensemble les feuilles et les fleurs, puis à les laisser pourrir dans une «tinette» de bois fermée hermétiquement avec du plâtre, récipient que l'on exposait au soleil ou que l'on enfouissait dans du fumier; au bout de trois mois de ce qu'on appelait une « digestion », on exprimait le suc qu'on conservait dans des flacons bien bouchés et qu'on appliquait sur les régions douloureuses. Les feuilles du bouillon blanc étaient également utilisées autrefois pour faire des mèches de lampe à huile, et l'épi floral pour chauffer le four des boulangers.