Le Néroli est tiré de la fleur du Bigaradier. le bigaradier est un membre hautement olfactif, de la grande famille odorante des agrumes. Son cousin, le petit grain est tiré du rameau Bigaradier. Son odeur est caractéristique et similaire à celle de la fleur du bergamotier.
Le néroli est produit dans les pays où pousse le bigaradier comme la France, le Maroc, la Tunisie, l'Égypte, le Liban et le Paraguay.[1] Les fleurs sont cueillies, généralement à la main, fin avril à début mai. L'essence est produite par entraînement à la vapeur car la fleur est trop fragile pour supporter une distillation. L'eau de distillation (ou hydrolat) dans laquelle s’est solubilisée une infime partie de l’huile essentielle est appelée l'eau de fleur d'oranger.
COMPOSITION
L'essence de néroli contient une grand part de terpène, comme le linalol (30%), l'alpha-pinène (7%), le limonène (1%), le nérol, le géraniol et le terpinéol. D'autre composés aromatiques contribuent à l'odeur : l'acétate de linalyle (7%), l'anthranilate de méthyle (1%) et l'indole (0,2%).
HISTORIQUE
À la fin du XVIIe siècle, Anne-Marie Orsini, duchesse de Bracciano et princesse de Nerola, mit à la mode l'essence d'orange amère comme parfum en l'utilisant pour parfumer ses gants et son bain. Depuis lors, le nom de Néroli est utilisé pour décrire cette essence.
USAGE
Le néroli a un arôme rafraîchissant et reconnaissable, épicé avec des notes sucrées et fleuries. Il est une des huiles florales les plus utilisées en parfumerie. L'essence de néroli est comestible et est largement utilisée comme ingrédient alimentaire dans les pâtisseries (Cornes de gazelles) et les boissons (OpenCola).
En tant qu'huile essentielle, utilisée en aromathérapie et pour les massages, le néroli est considéré comme ayant un effet apaisant pour le système nerveux.