Proche parente de la vitamine K par sa structure chimique, la coenzyme Q10 (CoQ10) est aussi un antioxydant, c'est-à-dire qu'elle protège l'organisme des dommages causés par les radicaux libres (stress oxydatif).
Cette coenzyme, qui agit comme une vitamine dans l’organisme, active la production d'énergie sur le plan cellulaire. Tous les processus physiologiques qui exigent une dépense énergétique ont besoin de Coenzyme Q10. Elle est d'ailleurs présente dans tout l'organisme, notamment dans le coeur, dans les muqueuses des gencives et de l’estomac, dans les tissus de tous les organes qui jouent un rôle dans le système immunitaire, dans le foie, les reins et la prostate. D'où son autre nom d’« ubiquinone » (qui a la même étymologie que le mot « ubiquité », qui veut dire « omniprésence »).
La Coenzyme Q10 est considérée comme un supplément alimentaire et non comme un médicament, essentiellement parce qu’il s’agit d’une molécule naturelle, qui ne peut par conséquent faire l’objet d’un brevet pharmaceutique.
COMPOSITION
HISTORIQUE
La Coenzyme Q10 a été découverte et isolée en 1957 aux États-Unis, mais ce sont les Japonais qui en ont découvert les propriétés thérapeutiques au début des années 1960 après avoir observé que les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque congestive en présentaient de faibles taux. Dans ce pays où, depuis 1974, la CoQ10 est homologuée pour le traitement de l'insuffisance cardiaque congestive, des millions de patients en prennent quotidiennement. On l’emploie également à cette fin en Europe, en Russie et en Israël. Son usage sous prescription pour l’insuffisance cardiaque est nettement moins répandu en Amérique du Nord.
Dans les années 1960, on a également découvert que les malades atteints de divers cancers (sein, poumon, prostate, pancréas, côlon, rein, etc.) avaient généralement des taux de CoQ10 anormalement bas. Les suppléments de CoQ10 connaissent, depuis ces découvertes, un certain succès auprès des patients atteints d’un cancer ou des personnes à risque d’en contracter un.