Le cartilage de requin, comme tous les tissus cartilagineux, n’est pas irrigué par le sang, parce qu’il contient des substances qui empêchent la croissance des vaisseaux sanguins (angiogenèse). Ce processus physiologique normal devient problématique en présence de certaines maladies, car il lui permet de la faire croître.
Les chercheurs pensent aujourd'hui que le cartilage de requin renferme une ou plusieurs substances antiangiogéniques qui pourraient avoir pour effet d'empêcher le développement de nouveaux vaisseaux sanguins, ce qui entraverait le developpement de certaines pathologies. C'est, pour l'heure, le mécanisme d'action le plus plausible pour expliquer les effets du cartilage de requin, mais on n'a pas encore déterminé le ou les constituants auxquels cette action pharmacologique serait attribuable. Certains chercheurs croient qu'il pourrait y avoir plus d'un mécanisme d'action.
COMPOSITION
Le cartilage de Requin est principalement constitué de protéines (40 %) dont la squalamine et de glycosaminoglycanes (jusqu'à 20 %) dont la chondroïtine serait le plus important, le cartilage de requin renferme également environ 25 % de calcium.
HISTORIQUE
Avant les années 1970, la recherche avait essentiellement porté sur le cartilage bovin. Les résultats d'études préliminaires indiquaient que ce cartilage stimulait le système immunitaire et luttait contre l'inflammation. Puis, on a découvert que le requin représentait probablement une meilleure source de cartilage, du fait qu'il en renferme, toutes proportions gardées, six fois plus que le boeuf. Par ailleurs, le cartilage du requin contiendrait 1 000 fois plus d'agents antiangiogéniques que celui du boeuf. Au cours des années 1970 et 1980, les résultats d’études préliminaires ont révélé que le cartilage de requin renfermait une ou plusieurs substances ayant des propriétés intéressantes.
USAGE
Des chercheurs s’intéressent aux effets antipsoriasis du cartilage de requin. Des résultats préliminaires prometteurs ont été obtenus, mais demandent à être confirmés par des essais de plus grande envergure. Par ailleurs, les résultats d’essais in vitro et sur des animaux indiquent que le cartilage de requin réduit l’inflammation.
Précautions d'emploi :
-Tout traitement alternatif destiné à lutter contre le cancer devrait être entrepris sous la supervision d’un médecin. -Lorsqu'une personne souffre de troubles des artères ou de la circulation périphérique, son organisme peut se mettre à fabriquer des vaisseaux sanguins de contournement, un processus qui peut être inhibé par le cartilage de requin. -Ne pas consommer un produit dégageant une odeur nauséabonde. Contre-indications -En raison de son action antiangiogénique, le cartilage de requin est contre-indiqué en cas de grossesse et d'allaitement, chez les enfants et chez les personnes souffrant d'une plaie consécutive à une blessure ou à une intervention chirurgicale. Effets indésirables -Troubles gastro-intestinaux et nausées.