Le câprier est un arbrisseau de 1 mètre de haut, aux tiges lignifiées à la base, vertes et flexibles plus haut, simples ou parfois ramifiées. Ses feuilles, presque rondes ou ovales, vertes ou glauques, sont alternes, munies à leur base de 2 stipules transformés en épines, caduques chez Capparis spinosa var. rupestris; elles ont un court pétiole, un bord entier et une consistance charnue. Ses fleurs ont 4 sépales verts, des pétales blancs, de nombreuses étamines d'un rouge violacé; elles s'insèrent de façon singulière par un long pédoncule à l'aisselle des feuilles supérieures. Le fruit est une baie déhiscente, de forme ovoïde de couleur verte au début puis rougeâtre à maturité.
Originaire des régions méditerranéennes, le câprier pousse sur les friches et les éboulis, sur les sols secs et caillouteux, là où poussent généralement les oliviers.
COMPOSITION
Des alcaloïdes, de la vitamine C, des composés phénoliques, des saponines
HISTORIQUE
On dit que la racine séchée peut servir à un envoûtement d'amour : un homme qui y grave, avec un canif volé, le nom d'une jeune femme, fera naître chez elle les sentiments désirés.
Selon une croyance des Pouilles italiennes, manger des câpres crues pendant la messe de Pentecôte remédie à l'impuissance masculine. En France, jusqu'à la fin de la Renaissance, on leur faisait toute confiance pour exciter le désir sexuel, d'où le proverbe « Quand la câpre n'agit plus, l'homme doit renoncer à Vénus. »