Avant même l’arrivée des premiers Européens en Amérique, les indigènes d’Amazonie consommaient les jeunes pousses d’açaï (coeurs de palmier). Ils appréciaient aussi ses baies rouge pourpre tirant sur le violet qui, à maturité, rappellent un peu le bleuet, la myrtille ou encore la baie du sureau. Les fruits de l’açaï sont relativement riches en protéines, en glucides et en matières grasses. Comme certains de leurs constituants se dégradent très rapidement après la récolte, les fruits étaient généralement consommés frais et on en trouvait rarement hors des lieux où la plante proliférait naturellement.
Aujourd’hui, on trouve sur le marché une poudre (extrait sec) obtenue après broyage et séchage à froid du fruit avec sa pulpe, ou encore une purée surgelée. Ces deux procédés ont permis de développer la culture et l’exportation de l’açaï. Ainsi, dès les années 1980 et 1990, des sorbets à l’açaï et des collations « énergisantes » appelées Açaí na tigela ont fait leur apparition sur les plages brésiliennes. Ces produits sont rapidement devenus populaires auprès des surfers, des joueurs de volley-ball de plage et des sportifs en général.
En 2004, l’açaï fait l’objet d’une couverture médiatique importante aux États-Unis, notamment grâce aux apparitions à l’émission d’Oprah Winfrey du Dr Nicholas Perricone, un dermatologue qui commercialise sa propre ligne de produits et de suppléments de beauté à base d’açaï. Ce fruit est, selon lui, « l’aliment le plus nutritif au monde et le plus puissant agent antivieillissement qui soit ». Difficile de résister à la tentation, mais un examen attentif des usages traditionnels et des données scientifiques laisse perplexe : rien ne permet de se prononcer sur quelque effet thérapeutique que ce soit pour l’instant.
Malgré tout, on constate une augmentation constante des ventes, qui ont été estimées à plus de 100 millions de dollars US en 2008 aux États-Unis, où durant cette même année, plus de 50 nouveaux produits contenant de l’açaï ont été lancés.
Depuis des centaines d’années, les baies d’acai font partie de l’alimentation traditionnelle des indigènes de l’Amazonie. L’acai appartient aussi à leur folklore, ayant fait son chemin aussi bien dans les légendes que dans l’alimentation ou la médecine traditionnelle.
Les Brésiliens l’utilisent traditionnellement pour traiter les troubles digestifs ou les maladies de la peau.